Critique cinéma : Starbuck, ou comment être le père de 533 enfants !

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Synopsis : Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants, dont 142 bien déterminés à le retrouver


– Sortie en salle le 27 juin 2012
– Réalisé par Ken Scott
– Casting : Patrick Huard, Julie Lebreton, Antoine Bertrand
– Durée : 1 heure 45 minutes

Après avoir vu la bande-annonce, je ne voulais pas  y aller : accent québécois un peu dur pour mon oreille, impression du film lourdingue à l’humour 5ème catégorie sans histoire de fond. Bref, pas emballée. Mais je ne vais pas au ciné toute seule alors on finit par tirer au sort et…En avant pour Starbuck en VO (film canadien donc VO simplifiée) !   


Caché derrière Starbuckson nom de code, David Wozniak a donné de son temps à l’hôpital de sa ville, pendant les années 90, et pas qu’un peu. David est un adolescent donneur de sperme. Le ton est donné.
Et tout se chamboule quand il apprend que ses dons innocents font de lui, le géniteur de 533 enfants. Lui qui vient de savoir que sa compagne actuelle, qu’il voit, quand il y pense, est enceinte de lui. Oui je vous l’accorde, il est un peu poissard. Beaucoup même parce-qu’il a aussi 80 000$ de dettes. Et il les doit à de très méchants bonhommes qui lui rendent quelques visites musclées.
En gros Starbuck doit gérer un sacré bazar sentimental, professionnel, financier, paternel et j’en passe. Mais il est attachant, il veut faire les choses bien pour une fois, et on le voit faire pas à pas.
Cette comédie, jamais cynique, souvent mélancolique et clairement drôle se penche sur les affres de la paternité chez un adulte de 42 ans n’ayant jamais fait le deuil de l’insouciance de son adolescence. De plus, plusieurs sujets que l’on pourrait qualifiés de « touchy », sont très bien amenés : l’homosexualité, l’addiction à la drogue et le handicap entrent en scène. 


Sans jamais tomber dans le prévisible, ce film phénomène dévoile des personnages désopilants et leurs comédiens formidables dans un scénario topissime qui remue les troubles de la paternité. Je vous le conseille fortement.
Mon regret : la totale absence de la grossesse de sa compagne, qui pourtant est notre seule indication de temps puisque le film se déroule sur ces 9 mois.



On se souviendra de :
« Yo no soy David Wozniak »
(début du film) « Ne te reproduit jamais David! »  – (fin du film) « Faut que tu fasses des enfants David! »
« Regarde le lui, ça fait même pas 1 seconde que j’le regarde et j’ai déjà envie d’le claquer »
« Avez-vous un modèle de poussette pour 533 enfants ? »

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